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Le projet de lEPR de Penly reporté à 2012

first_imgLe projet de l’EPR de Penly reporté à 2012Le gouvernement a décidé de repousser à l’an prochain le lancement de l’enquête publique pour le projet controversé de réacteur nucléaire EPR de Penly, en Seine-Maritime. Bercy précise que “le projet n’est pas suspendu”, même si de profondes incertitudes règnent quant à sa réalisation effective.Destiné à informer les citoyens, l’enquête publique est un préalable à une éventuelle mise en chantier. En l’occurrence, celle concernant la construction d’un EPR haut-normand s’il est décidé de le construire, a été repoussée pour la seconde fois. EDF justifie ce nouveau report en invoquant des effectifs débordés par les audits de sûreté de ses 19 centrales et 58 réacteurs lancés après la catastrophe de Fukushima.À lire aussiFukushima : des rats causent un nouvel incident dans les systèmes de la centrale”Dans l’attente des compléments de dossiers en provenance d’EDF, l’enquête publique ne sera pas lancée avant 2012″, a annoncé à l’AFP le ministère de l’Energie. “Le projet de Penly n’est pas suspendu”, assure-t-il néanmoins, le groupe français de l’énergie n’ayant demandé qu’un simple report. L’enquête publique devra attendre la remise d’un rapport complet à l’ASN, a également affirmé Bercy.Mais les opposants à la construction de cet EPR cherchent bien à obtenir l’abandon complet du projet de second réacteur de troisième génération français, destiné à s’ajouter à celui en construction à Flamanville dans la Manche. “C’est une décision sage et raisonnable. Après Fukushima, on ne peut plus faire comme avant”, s’est réjouie Véronique Bérégovoy, vice-présidente écologiste au Conseil régional de Haute-Normandie.Un report d’origine politique ? Le quotidien Le Monde, qui a révélé l’information, estime quant à lui que la raison de ce retard est davantage d’ordre politique. Selon le journal, les dirigeants d’EDF jugent qu’à six mois de l’élection présidentielle, alors que le débat sur le nucléaire est relancé, “cette enquête n’a pas de sens”. D’autant que Laurent Fabius, initialement favorable à un EPR dans son fief départemental, y est désormais hostile, et que la diminution, voire la sortie du nucléaire s’est imposée dans la primaire socialiste, rapporte TV5monde.Le 5 octobre 2011 à 13:11 • Maxime Lambertlast_img

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